• Il va me rendre fou ! Le choc des titans (18+)

                                                                                                                                                       

    Le choc des titans (18+)

    Forth

     

     Cette première nuit-là avec Beam, je ne suis pas près de l'oublier, tout a commencé par un après-midi, un comme il y en a tant d'autres sauf que cette fois-ci une rumeur battait son plein au sujet de deux lunes qui sortiraient ensemble et ces deux lunes en question n'étaient autres que Pha et Baby Yo. J'ai beau savoir que l'information est vraie pour avoir eu le scoop de la bouche même des deux intéressés, à chaque fois que je l’entends j'éprouve un pincement au cœur en me disant que l'objet de mon désir n'est plus à ma portée.

     

    Je ne suis pas du style à piétiner les plates-bandes d'autrui et encore moins à prendre ce qui ne m'appartient pas, mon seul regret c'est de ne pas avoir rencontré Yo plus tôt mais je pense que cela n'aurait sûrement rien changé depuis que je sais que ces deux-là s'aimaient déjà depuis plusieurs années.

     

    Maintenant je me contente de le regarder vivre son histoire d'amour avec Pha, tout semble rouler pour eux. Il faut dire qu'avec M. Parfait rien d'étonnant, il est issu d'une famille plutôt aisée, en plus d'être doté d'un physique à tomber par terre ainsi que d’une intelligence hors norme,  il a la chance d'avoir un groupe d'amis fidèles à ses côtés. Tout le monde se plait à dire que Pha est une lune d'exception, moi je le comparerais plutôt à un soleil autour duquel  gravite une lune étincelante ainsi qu'un petit groupe d'astres tout aussi lumineux.

     

    Donc ce fameux après-midi j'avais le moral dans les chaussettes quand un de mes amis se pointe pour me rappeler que nous sommes invités à passer une soirée bien arrosée chez Laem. C'est une bonne occasion de se détendre entre amis et d'oublier ses propres soucis quand j'entends siffler Tee à côté de moi, mon regard se porte dans la direction qu'il regarde et je découvre pourquoi quand je vois une fille sortir d'une voiture sur le parking de la fac, elle dégage un tel sex-appeal dans son uniforme que je comprends sa réaction, sa jupe est si moulante sur ses hanches qu'elle laisse voir plus qu'elle ne suggère la forme de ses fesses et quel cul ! Elle est également dotée d'une paire de seins tellement énormes que l'on se demande comment elle peut respirer sans faire craquer les boutons de son chemisier.

     

    Il n'y a pas si longtemps j'aurais sûrement réagi de la même façon que Tee mais depuis que Baby Yo est entré dans ma vie et que j'ai réalisé que c'était sans espoir pour moi, je n'ai plus eu du tout de partenaire de jeu d'un soir, ce n'est pas faute d'avoir eu de nombreuses demandes de la part de ce genre de filles mais après y avoir goûté à plusieurs reprises je n'ai jamais eu envie de prolonger l'histoire à plus d'une nuit, j'ai même eu une aventure avec un couple d'hommes, je n'ai pas honte d'avouer qu'en matière de sexe mes goûts n'ont pas de préférence envers un sexe plus qu'un autre, je navigue aisément entre les deux rives.

     

     C'est donc avec beaucoup de curiosité que j'attends de voir quel est le partenaire de jeu de cette étudiante quand je le vois émerger du véhicule, son allure dégage beaucoup de présence, il ne me faut que quelques secondes pour réaliser que c'est l'un des membres du gang des médecins fous, le Casanova du groupe, et accessoirement un compagnon de beuverie, vous l'aurez deviné je parle bien sûr de Beam. Je lui fais signe de la main pour qu'il nous rejoigne. Nous discutons un peu mais je sens qu'il n'est pas bien, sa souffrance fait écho à la mienne, je lui propose donc de venir avec nous boire un verre chez Laem, il accepte en me disant que de toute façon il est tout seul ce soir, Pha a prévu de roucouler avec sa petite femme et Kit semble s'être pris d'affection pour le jeune chiot qui lui court  après.

     

     Quand j'arrive chez Laem, Beam est déjà là et semble avoir  pris une certaine avance sur moi pour ce qui est des boissons, son visage s'est teinté de rose sous l'influence de l'alcool et la soirée n'en est qu'à ces débuts. Mais plus on avance en heure et plus son état s'aggrave, il semble ne pas vouloir s'arrêter et avale les verres les uns derrière les autres, je tente de le freiner mais rien à faire, il continue dans sa lancée, je ne l'ai jamais vu dans cet état depuis que nous avons pris l'habitude de boire ensemble et c'est inquiétant.

    Au bout d'un moment il finit par lancer :

     

     « Dis... tu crois que je l'aime ? »

     

     « Qui ça ? »

     

     On entre dans le vif du sujet, je vais enfin savoir ce qui le met dans cet état depuis ces derniers jours. Je ne suis pas du style à fouiner dans la vie des autres et c'est pour ça que je n'ai posé aucune question jusqu'à maintenant.

     

     « Ce connard de Kit ! »

     

     « Hein ?! »

     

      Alors celle-là je ne m'y attendais pas du tout, cela éveille ma curiosité.

     

     « Est-ce que je l'aime ? »

     

     « Je ne sais pas ? »

     

     « Je veux juste qu'il soit heureux avec la bonne personne... pas avec ce jeune chiot ! »

     

      Je regarde Beam et je commence à entrevoir la situation.

     

     « Pourquoi je me préoccupe autant de lui ? »

     

     « Peut-être simplement parce que tu l'aimes ? »

     

     « Tout ça me rend confus, oui, je l'aime, mais... mais... pas comme ça....  du moins... je crois… »

     

     « Shia... je ne sais plus... » 

     

     Je soupire profondément, maintenant je comprends mieux pourquoi il souffre depuis ces derniers jours et ce qui l’a poussé à boire tous les soirs au bar. Au vu de son état actuel je suppose qu’il ne peut toujours pas accepter cette dure réalité, il est tellement confus et continuera sûrement à l’être tant qu’il n’affrontera pas la vérité.

     

     C’est là que Laem m’interpelle en me disant que mon ami est vraiment soûl et qu’il vaudrait mieux que je le monte dans sa chambre. Une fois déposé sur le lit je lui couvre le corps avec la couette et je me prépare à quitter la pièce quand je le sens m’attraper la main et me dire :

     

    « Où tu vas ? »

     

    « En bas, finir la soirée avec les autres ! »

     

    « Non, reste... reste avec moi... s'il te plait… »

     

    « Euh... euh ! »

     

      Je décide de rester avec lui le temps qu'il s’endorme mais quand je tente de récupérer ma main il ne la lâche pas et en resserre même l’étreinte, ce contact  me fait frissonner, je sens comme un courant électrique me traverser tout le corps, putain pourquoi je réagis comme ça ?!

     

    « Tu peux me lâcher la main maintenant. »

     

     Malgré ma demande il  ne la lâche pas et quand il se met à vouloir se gratter la cuisse avec cette main qui emprisonne la mienne,  il me fait par la même occasion basculer au-dessus de lui, notre position en devient des plus délicates, une fois son corps sous le mien je sens mes instincts de bêtes prendre le dessus.

     

     Je suis à l'affût du  moindre de ses gestes, la seule lumière qui éclaire un peu la pièce vient du balcon et nous plonge dans une putain d'ambiance romantique,  je le regarde, nos visages sont si près qu'il suffirait que l'un de nous amorce un mouvement pour que nos bouches se touchent, je retiens ma respiration, mon cœur bat fort dans ma poitrine…

     

     « C'est quoi ce bordel ?! » Nous sommes tous les deux ivres, je tente de m'éloigner de lui car tout peut arriver.

     

    Pire, cela ne me poserait d’ailleurs aucun problème ou bien… serait-ce un problème plus tard ?

     

     Je tente de me dégager encore une fois mais il ne veut toujours pas me lâcher et continue à se plaindre en disant que je veux l’abandonner et que toutes les personnes autour de lui

    finissent par le quitter.

     

     « Shia, laisse-moi partir Beam ! »

     

     « Ne me quitte pas ! »

     

     Et il continue à gémir comme un petit enfant faisant un caprice, je cède sous ses jérémiades.

    Il commence à se détendre et me dit :

     

    « Cet après-midi je l’ai fait avec Nong Milk… mais… elle ne m’a pas satisfaite………. »

     

    « Nong Milk ? »  Ah ! La fille avec la grosse poitrine, je m’abstiendrais de tout jeu de mot graveleux à ce sujet.

     

    « D’habitude j’aime les seins énormes… mais là pas aujourd’hui. »

     

     Je ne peux m’empêcher de lui dire que tout était peut-être diffèrent cette fois-ci parce qu’il y avait quelqu’un d’autre dans son cœur.

    Il reste un moment avant de dire.

     

    « Je n’ai personne… »

     

    « Quoi ? "

     

    « J’ai personne dans mon cœur ! »

    « Mais pourtant tout à l’heure… »

     

     « C’est juste un ami… »

     

    « Euh, et tu crois que je vais avaler ça ?! »

     

    « Va te faire foutre Forth ! »

     

     « Alors moi je suis Lee Min Ho ! »

     

    « Crois-moi quand je te dis que je n’ai personne dans mon cœur,  je pourrais le faire avec n’importe qui. »

     

    Je le regarde sceptique, ses derniers mots ne collent pas avec la situation de tout à l’heure.

    Il me regarde intensément puis il me lance un regard séducteur, il semblerait que cet enfant gâté ne supporte pas d’être mis au défi.

     

    « Fais-moi l’amour, prends-moi ! »

     

    « Beam... »

     

    « Rien de grave n’arrivera, crois-moi ! »  J’en doute fortement.

     

     Et pour  appuyer  ses propos, il lève le bras m'attrape la nuque et colle sa bouche contre la mienne, je me mets  à répondre à son baiser et quand je sens sa langue dans ma bouche, je ferme les yeux, elle attaque tous les coins de ma bouche jusqu'à ce que je me sente à bout de souffle. Il n’y a plus aucun son dans la pièce à l’exception du bruit de notre respiration, nos deux corps  se rapprochent faisant disparaître toute distance entre nous et c'est là qu'il me redemande :

     

    « Prends-moi ! »

     

     Et là je me mets à penser à toutes les raisons valables qui feraient que l’on ne doit pas le faire : on est tous les deux bourrés, c’est  un ami et  ce soir il est en pleine confusion vis-à-vis des sentiments qu’il ressent pour Kit mais quand je sens la caresse de ses mains sur mes fesses, je mets ces pensées de côté et la seule chose à laquelle je pense à ce moment-là c’est comment satisfaire pleinement ce gars magnifique qui gît sous moi.

     

     Beam continue à faire courir ses mains sur mon corps puis je les sens glisser sous mon t-shirt, ce mec sait comment embrasser et en termes de caresses je dirais qu'il connait le sujet jusqu'au bout des doigts quand je sens son pouce droit venir taquiner mon téton gauche puis son autre main glisser vers ma taille pour venir se glisser entre mon caleçon et ma peau, cela devient chaud, j’ai envie de goûter à la saveur de sa peau.

     

     Je nous redresse rapidement et j’attrape mon t-shirt que je fais passer par-dessus ma tête et quand je m’attaque à sa chemise, il laisse échapper un gémissement de plaisir tout contre mon oreille et au moment d'enlever le dernier bouton, mon regard s'attarde sur sa poitrine blanche et douce.

     

      Je finis de la lui enlever et le pousse en arrière sur le lit, ma bouche et ma langue se déplacent le long de sa poitrine tout en la mordant , partout où  je passe  je ne peux m'empêcher d’y laisser ma marque, je goûte à chaque recoin de sa peau , sa peau  tout son corps tremble sous moi, il se mord les lèvres afin de ne pas laisser échapper de gémissement alors j’intensifie la morsure en attrapant sa peau entre mes dents tout en la léchant, il finit par céder sous mes attaques répétées et ses gémissements ne sont pas longs à venir et je me délecte de les entendre  car ils affolent mon cœur. Je lève un instant mon regard vers son visage, il exprime tellement de sentiments de plaisir que c'est un vrai choc pour moi de découvrir cette autre facette de lui, celle d'un Casanova gémissant dans mes bras.

     

     Je n'ai plus qu'une envie c'est de toucher le reste de son corps, sous la caresse de mes mains sa peau se réchauffe rapidement pour exalter une odeur musqué qui affole mes sens, ma main droite part en exploration et vient se frotter contre son entrejambe à travers l'épaisseur de son jean, je sens palpiter son sexe sous ma caresse, mon autre main glisse le long de son dos pour en rapprocher encore plus nos deux corps.

     

     De son côté ses mains ne sont pas restées inactives, l’une d’elle remonte pour attraper ma nuque et capturer chaque goutte de salive qui se trouve sur mes lèvres pendant que l’autre court sur ma peau et vient pétrir avec vigueur mon cul, ses mains s’accrochent avec convoitises sur chaque muscle de mon corps, ses gémissement prennent de l'ampleur en même temps que ma main caresse son sexe, mes doigts le lâchent un instant pour s'attaquer au bouton et à la fermeture éclair de son pantalon,  il est tellement excité et  le tissu si tendu que je ne peux réussir à l’ouvrir avec une seule main, je suis obligé d'interrompre nos baisers pour le chevaucher et commencer à défaire son jeans, il m’aide en soulevant les hanches et je finis de le faire glisser jusqu'en bas des chevilles puis par terre, son caleçon suivant le même chemin.

     

     À mon tour, j’enlève rapidement mon pantalon ainsi que mon caleçon et décide de changer de position en m’adossant contre les barreaux du lit, je fais pivoter Beam et l’attrape par la taille pour le faire glisser entre mes cuisses, son dos collé contre mon torse je m’attaque à la peau tendre de son cou avec ma bouche tout en taquinant de mes doigts ses tétons dressés par le plaisir. Je colle ma bouche à son oreille et lui murmure :

     

     « J’ai faim… de toi… »

     

     Je lui attrape l’oreille avec mes dents et la lui mordille puis la suce intensément, sa tête posée sur mon épaule gauche je le sens s’abandonner complètement dans mes bras, je fais courir les doigts de mes mains, l’une sur sa poitrine pendant que  l’autre caresse son sexe de haut en bas  puis je redescends ma main gauche vers sa taille, attrape sa cuisse et pour y passer mes ongles en partant  du dessus puis vers l’intérieur  jusqu’à son entre-jambe en même temps que j’intensifie la morsure sur son oreille, ce qui le fait se cambrer.

     

     La façon dont il répond à mes caresses par les tressaillements de son corps me rend fou de désir, je ne peux plus me contrôler, Beam vient d’allumer un feu en moi qui n’est pas près de s’éteindre, j’ai envie de le baiser jusqu’à ce qu’il ne puisse plus marcher. Je lui dis doucement au creux de l’oreille :

     

    « Beam… »

     

    « Oui ? »

     

    « Tu me fais confiance, n’est-ce pas ? »  

     

     « Oui... je te fais confiance. » Ces cinq mots ont fini de me convaincre.

     

     Je me déplace pour me mettre entre ses jambes pendant qu’il prend appui sur les barreaux du lit, j’attrape son sexe et recommence à jouer avec tout en le regardant, ses yeux sont mi-clos, ses lèvres rouges et gonflées par nos baisers ainsi que par ses dents à force de se mordiller les lèvres pour contenir ses gémissements.

     

    Je suis  si excité  que j’ai peur de perdre pied sous le feu de l’action et il me faut une certaine dose de self contrôle pour retrouver un semblant de calme, Beam a réveillé la bête en moi et elle n’est pas prête à se rendormir, il devient urgent de passer aux choses sérieuses, je frotte mon pouce contre son gland, il est tellement excité que son méat sécrète un fluide signe de son plaisir, je m’en sers pour en étaler entre ses fesses n'ayant pas de lubrifiant sous la main puis je me mets à lécher mon index et mon majeur pour bien les humidifier. Je commence à  introduire un premier doigt dans son petit trou rose.

     

    « Awh, putain ! Ça fait mal ! »

     

     Je m’incline alors vers lui pour l’embrasser à pleine bouche, nous continuons à échanger notre salive  pendant que je cherche à me frayer un chemin avec mon doigt dans son petit cul étroit, j’effectue des mouvements de va-et-vient pour en élargir l’entrée, quand arrive le deuxième il se cambre et lorsque les trois doigts se retrouvent complètement enfoncés, il finit par trembler de tout son corps, cette partie de lui est la chose la plus étroite que je n’ai jamais ressentie et cela m’excite encore plus. Je mets fin à notre baiser et le regarde se mordre la lèvre inférieure sous le plaisir, on vient de franchir le point de non-retour.

     

     Je retire mes doigts de son cul  et  pour les essuyer attrape un mouchoir en papier de la boite à mouchoirs qui se trouve sur la table de nuit puis j’en ouvre le tiroir à la recherche d’un paquet de  capotes que je trouve rapidement,  j’en sors un de son emballage et l’enfile rapidement sur mon membre, je lève la tête et regarde Beam, il me fixe intensément  du regard,  j’y vois du désir mais aussi une pointe de défi, je lui décoche  un sourire en coin, sa respiration ce fait plus rapide et  je le vois déglutir  alors que  je m’ approche  de son entrée et quand je commence à l’ajuster  il gémit d’abord doucement puis ses gémissements deviennent de plus en plus forts au fur et à mesure  que mon pénis s’introduit profondément à l’intérieur de lui et je ne peux m’empêcher de lui dire d’une voix rauque :

     

     « Ton cul est incroyable ! Shia, c’est trop bon, tu me rends fou. »

     

     À genoux sur le lit j’attrape ses deux jambes et les positionne sur mes épaules faisant par la même occasion glisser son cul plus près  de mon bassin puis je m’accroche à ses cuisses pour mieux le pénétrer faisant rentrer mon sexe en lui au rythme de ma respiration et c’est sans aucune vergogne que je finis par attraper son sexe pour le masturber, Beam s’accroche aux barreaux du lit son cul battant la mesure sur les draps à chaque mouvement de mes hanches ainsi que de mon poignet.

     

      Son visage se crispe juste avant de jouir, au moment même où son sperme atterrit sur son ventre son cou se redresse violement laissant échapper un profond gémissement de sa gorge, son corps est encore pris de tremblement quand je décide de le retourner visage face au matelas, je ne lui laisse aucun répit et quand je recommence à entrer en lui, il gémit fortement  dès que j’entre en contact avec sa prostate puis j'accélère la vitesse de mes coups de rein en l'entendant gémir de plus belle, nos corps luisant de transpiration sont comme soudés, le seul espace vide est celui créé par les mouvements de mes hanches quand je ressors puis replonge profondément en lui.  C'est trop bon, son cul est vraiment très serré, je m'accroche fermement à sa taille en continuant de le pénétrer sauvagement quand je le vois serrer les poings tellement fort que j'ai peur de le voir se faire mal et pour éviter cela, j'attrape ses mains, les colle contre ses hanches tout en les bloquant avec les miennes.

     

     Sa tête est à moitié enfouie dans les draps mais cela ne l'empêche pas  de crier de plaisir et quand je plonge à nouveau entre ses fesses et touche encore une fois sa prostate c'est ce dernier mouvement de reins qui me fait comprendre que je suis sur le point de jouir, je me dépêche de sortir de son cul et d’enlever le préservatif  et c'est là qu’une salve de sperme s’échappe en jets saccadés de mon pénis pour venir atterrir sur son dos. Beam s'écroule sur le lit encore sous le choc de son orgasme et sa respiration saccadée se mêle à la mienne. Une fois notre souffle revenu à la normale j'attrape la boite de mouchoirs et lui essuie méticuleusement le dos puis le retourne pour essuyer son ventre, je fais de même sur mon sexe et je jette les mouchoirs par terre.

     

     Nous restons allongés un petit moment l'un à côté de l'autre mais quand je tourne mon visage vers lui et que je croise son regard je n'ai qu'une envie c'est de le faire à nouveau jouir et cela jusqu'au bout de la nuit.

     

     Je l'embrasse une première fois puis une deuxième, il ferme les yeux et semble s'abandonner à la caresse de ma bouche et quand je le dévore du bout des dents, je sens mon pénis reprendre vie, je baisse le regard vers mon sexe pour signaler à Beam que j'ai retrouvé toute ma vigueur et les seuls mots qui s'échappent de sa bouche sont :

     

     « Putain,  quoi… ?  Encore une fois... ?! »  

     

     «  Ahh... Forth...ahhh ! »

     

     Le lendemain matin je suis le premier à me réveiller, dans la chambre c’est un vrai bordel, les draps froissés d’un côté et de l’autre nos vêtements ainsi qu’un certain nombre de

    mouchoirs en papiers et de préservatifs jetés à même le sol.

     

     Beam est encore profondément endormi, la culpabilité que j’avais alors fait taire en moi hier soir refait surface quand je me tourne vers lui et que je réalise le nombre de marques rouges que j'ai laissées sur son corps dans la nuit ainsi que de, les petites taches de sang qui trônent sur les draps montrent avec quelle force je l’ai défloré.

     

      Assis sur le bord du lit je me penche et attrape un paquet de cigarettes ainsi qu’un briquet rangé dans la table de nuit, et je commence à en fumer une et tout en tirant nerveusement une taffe sur ma cigarette je me mets à réfléchir à tout ce qui s’est passé dans la nuit, je me demande comment on a pu en arriver là et ce qu’il va advenir de notre relation maintenant.

     

     Cette nuit-là a été la plus incroyable des nuits qu’il m’ait été donné de passer dans ma vie et je ne suis pas près de l’oublier mais cela n’aurait jamais dû arriver malgré le fait que nous soyons soûls.

     

     Je vais pour allumer ma sixième  cigarette quand je l’entends bouger derrière moi, je souffle un bon coup et me prépare à affronter une tempête  mais rien ne se passe.

     

      Il jette un coup d’œil à la pièce puis sur moi, se lève avec difficulté et se dirige en boitant de l’autre côté du lit pour récupérer ses vêtements, à chacun de ses mouvements il ne peut s’empêcher de gémir de douleur.

     

    « Beam… »

     

    « Hmmm ? »

     

    « Tu n’as rien à me dire ? »

     

     Quand je le vois se déplacer en serrant les dents sous la douleur je me dis que je n’ai pas été tendre avec lui, putain comment ai-je pu être aussi cruel et me comporter avec autant de brutalité.

     

     « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? »

     

     « Crie-moi dessus, frappe-moi mais ne reste pas silencieux comme ça. »

     

     Il me regarde puis ses yeux se posent sur ma clope que j’ai encore à la main quand il me dit :

     

     « Range-ça ! »

     

     « Hein ? »

     « Je n’aime pas les cigarettes ! »

     

     Je range la cigarette dans son étui, j’avais presque oublié que ce mec est un étudiant en médecine puis je le regarde à nouveau mais il me tourne délibérément le dos.

     

     « Je suis désolé. »

     

     « Hmm ! »

     

    Je ne peux m’empêcher de lui demander si c’est douloureux et la réponse ne se fait pas attendre.

     

    « Putain, bien sûr connard, on aurait dit que tu ne l’avais pas fait depuis des mois ! »

     

    L’entendre m’engueuler de la sorte me rassure un peu sur son état.

     

    « Je suis vraiment désolé. »

     

    « Oublions ce qui s’est passé cette nuit, c’est moi qui t’ai demandé de  faire ça. »

     

     Il finit de se rhabiller, arrivé devant la porte il l’ouvre puis s’arrête et me dit sans se retourner.

     

    « Oublions cette nuit. »

     

     Puis quitte la pièce me laissant bêtement seul avec ma culpabilité. Faire comme si cette nuit n’avait  jamais existé, cela m’est impossible et je ne veux pas qu’il croit que cette nuit n’a pas d’importance pour moi et je ne veux pas qu’il en soit de même pour lui.  Je m’habille à la hâte et sors précipitamment de la chambre pour le rattraper.

     

     Cette façon de s'abandonner dans mes bras et de gémir sans aucune retenue sous mes caresses et mes coups de boutoir ont fait qu'en une seule nuit notre relation a pris un tour inattendu. Je n'aurais jamais cru pouvoir tomber amoureux en l'espace d'une seule nuit et maintenant que j'ai goûté au fruit défendu j'en veux plus, je ne me contenterai pas que d'une seule nuit avec lui.

     

     Et c’est là que je décide que je vais lui faire la cour jusqu'à ce qu'il cède à mes avances car dans ma tête et dans mon cœur ne résonne plus qu'un seul prénom et c'est celui de Beam.

     

     Ce n'est  seulement que bien plus tard que j'ai compris que ma petite femme utilisait le sexe comme un moyen de se libérer du stress, et croyez-moi c'est souvent que cela arrive et ce, pour mon plus grand bonheur et aussi le sien. Dans ces moments-là  Beam est toujours le premier  à allumer le feu entre nous mais il ne semble pas avoir réalisé et ce n'est pas moi qui le lui dirais.

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    3
    Jeudi 5 Décembre 2019 à 14:16

    Bonjour et merci pour ce chapitre supplémentaire sur le choc de 2 titans, Forth et Beam , ou devrais-je dire, 2 Alphas ! hecool 

    En effet, pour avoir observé ces 2 personnages , plus développés dans 2moons S2 , et dans l'un des novels, j'en ai conclus que Forth vit à l'instinct et est donc attiré par le genre qui , sur le moment, le fera vibrer comme les sensations d'excitations  que tout motard ressent avec la mécanique de son engin ! glasses 

    Beam , qui dégage une sensualité incroyable, exprime plutôt  une énergie d'un genre  "macho", envers la gente féminine, mais sa puissance "animale" peut  aussi attirer le masculin ! Et ce que ces 2 mecs ignoraient, c'est qu'ils avaient déjà des sentiments l'un pour l'autre mais n'avaient pas encore conscience du pourquoi de cette attirance ! yes

    Depuis, il sont fixés et c'est un de mes coups de coeur dont l'histoire mériterait d'être plus développée.clown

    Merci d'avoir sublimé cette alchimie physique que j'avais repéré ! ^^

      • Jeudi 5 Décembre 2019 à 18:24

        rhooo, merci, je suis toute émue...oopsintello

      • Jeudi 5 Décembre 2019 à 16:15

        Bonjour Claire7844, 

        Tu me laisses sans voix avec ton commentaire, je n'arrive pas à trouver mes mots.

        Bravo, tu as vraiment eu le dernier mot, chapeau !!!

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